Réalisation et Conception du Blog : Jean-Marc Coquelle
mercredi 10 février 2010
Continental Biscuits en redressement judiciaire
Le plan de sauvegarde de l’emploi de l’entreprise Continental Biscuits est mort-né à Buhl. À peine annoncé, lundi, lors de la table ronde qui s’est tenue à la sous-préfecture de Guebwiller (lire notre édition d’hier), il a été enterré.
En effet, après avoir entendu hier matin le PDG de l’entreprise, Didier Chervin, le tribunal de commerce de Colmar en a décidé autrement.
« C’est une autre bataille qui commence »
Constatant l’état de cessation de paiement, le juge a ordonné le placement en redressement judiciaire assorti d’une période d’observation de six mois, soit jusqu’au 9 août prochain. « C’est une autre bataille qui commence, souligne Martine Nuzzo, secrétaire du CE et déléguée syndicale CFTC. Notre inquiétude, maintenant, c’est de savoir dans combien de temps nous allons toucher nos salaires. »
Car, contrairement à ce qui a été annoncé lundi, les salaires n’ont pas été versés mardi. À la suite de la mise en redressement judiciaire, c’est un administrateur qui va être chargé de mettre en œuvre l’Association de garantie des salaires (AGS).
Dans cette attente, les salariés poursuivent l’occupation de l’usine buhloise. « Tant qu’il n’y a pas de mandataire qui fait l’état des lieux des comptes et nous dit de partir, on restera là », prévient un des salariés.
Par ailleurs, aucune décision n’a encore été prise pour l’usine de boudoirs Rollbren, située à Château-Thierry, dans l’Aisne, et la prochaine audience du tribunal de commerce est prévue le 19 février. En revanche, l’alimentation en eau de l’usine a été coupée.
« Nous allons chercher des solutions alternatives »
Dans cette affaire, le député Michel Sordi, qui était à l’initiative de la rencontre qui s’est tenue lundi entre la direction, les représentants du personnel et les élus, fait confiance à la justice. « Cette décision signifie que le magistrat estime qu’il faut vérifier l’ensemble des comptes pour voir si l’entreprise est viable, estime le député de la circonscription. À l’heure actuelle, j’essaye de réunir des éléments sur le passif de la société, mais je ne dispose pas des actifs. Dans tous les cas, nous allons chercher des solutions alternatives », laisse entendre Michel Sordi.
Ces solutions, ce sont des repreneurs potentiels, dont les noms circulent déjà depuis quelques jours. Espérons qu’ils arriveront à entrer en contact avec Didier Chervin, qui restait injoignable par téléphone hier.
( Source L'Alsace )
mardi 9 février 2010
Les « Continental » dans la rue, Didier Chervin est apparu
« Chervin, t’es foutu, les Conti sont dans la rue ».
Didier Chervin a fait son apparition à la sous-préfecture de Guebwiller, hier, pour tenter d’expliquer les difficultés de son entreprise. Auparavant, les salariés de Continental Biscuits ont exprimé leur ressentiment dans les rues de Guebwiller.
C’était leur première manifestation. Un peu désorganisés, les salariés de Continental Biscuits, à Buhl, n’en étaient pas moins motivés, hier, dans les rues de Guebwiller, pour dénoncer l’attitude de leur p.-d.g., Didier Chervin, silencieux depuis plusieurs semaines alors que l’entreprise ne tourne plus depuis le 24 novembre dernier .« Chanceux », les passants et les automobilistes qui se trouvaient sur le parcours de la manifestation hier, à Guebwiller. Car c’est de bon cœur, pour les sensibiliser à la situation incompréhensible qu’ils vivent depuis plus de deux mois, que les salariés de Continental Biscuits leur ont distribué les derniers paquets de gâteaux produits dans l’usine buhloise.
Outre les 35 salariés de Continental Biscuits, quelques employés de l’entreprise Basté, à Stosswihr, et une salariée de la société Rollbren, dans l’Aisne, ont pris part au cortège. « À l’heure actuelle, nous avons encore 42 camions en commande pour des biscuits fourrés, mais les clients n’arrivent pas à joindre notre p.-d.g. et nous, nous ne savons pas quoi leur dire », explique une des employées du service commercial de Basté, où l’électricité et le téléphone ont été coupés il y a une dizaine de jours. « Avant, il pouvait cacher la situation, mais il a été pris au dépourvu par Edf et par Caléo », estime une autre.
Devant la sous-préfecture de Guebwiller, les langues se délient. Les salariés comparent la situation d’un site à l’autre. « À Continental, il est arrivé que l’on reçoive nos salaires en deux fois, par chèque, parfois sans provision. » « À Rollbren, la prime était indiquée sur la fiche de paie mais elle n’était jamais versée. »
Puis, ils l’ont vu. Didier Chervin, leur patron. Personne n’osait croire qu’il viendrait à la table ronde organisée hier après-midi à la sous-préfecture de Guebwiller. Pas plus les salariés que les représentants des pouvoirs publics d’ailleurs. Arrivé en toute discrétion par l’arrière du bâtiment avec sa sœur, Colette Chervin, son avocat et son expert-comptable, il n’a pas échappé aux huées et aux insultes.
Pendant presque deux heures, il s’est expliqué devant les élus et les acteurs économiques, tentant de convaincre de sa bonne foi. « Nous ne subissons pas la crise économique, mais la crise financière, a-t-il résumé. Nous n’avons pas de problème de rentabilité, mais de liquidités. » Autrement dit, ce sont les banques qui ne suivent plus. « Nous avons besoin d’un fonds de roulement de 750 000 € pour l’ensemble du groupe Mondial Biscuits. Il a été accordé par les banques mais pas honoré », poursuit Didier Chervin. « Aujourd’hui, nous avons une usine qui est structurée et nous avons des commandes. L’activité pourrait reprendre très vite », a-t-il également indiqué.
Invoquant des problèmes de trésorerie et de liquidités — « les banques n’ont pas respecté leurs engagements » — mais un peu moins ses nombreuses créances, le chef d’entreprise a assuré que les fonds allaient être débloqués au courant de la semaine pour payer la prime de fin novembre ainsi que les salaires de décembre et janvier.
Une demande de plan de sauvegarde devrait également être déposée aujourd’hui, auprès du tribunal de commerce, afin qu’un mandataire soit désigné, examine le passif du groupe Mondial Biscuits (auquel appartiennent, entre autres, Continental Biscuits à Buhl et Basté à Stosswihr) et décide ou non de la poursuite d’activité.
Alors que des commandes de biscuits arrivent encore, une mesure de chômage partiel va être mise en place pour le mois de février et rien ne permet de savoir si les salariés pourront reprendre un jour le travail.
Dépollution : Le piège du Hammer à Munster
Didier Chervin n’est pas seulement à la tête de plusieurs biscuiteries. Il possède également plusieurs SCI, des sociétés civiles immobilières. Via l’une d’elles, la SCI Bergsol, et parallèlement au rachat de Biscuidor, il s’est porté acquéreur des anciens bâtiments de la société Hartmann, dans lesquels étaient entreposés des déchets hospitaliers. L’objectif était de tout dépolluer, de démolir et de réaffecter le site. Une opération qui devait être rentable.
« Quand il a acheté le site, c’était en connaissance de cause », reconnaît Pierre Dischinger, maire de Munster. Mais de préciser aussitôt : « Seulement, le volume des déchets avait été évalué à près de 400 tonnes. Or, il y en a au moins deux fois plus. Et leur qualité n’est pas celle annoncée au départ. » Malgré tout, en 2008, Didier Chervin s’est attelé à sa tâche.
« Il a fait du très bon boulot pendant six mois. Il a respecté la traçabilité dans l’élimination des déchets. Ce sont ainsi entre 200 et 220 tonnes qui ont été traitées, de même que 8 transformateurs au pyralène », précise le premier magistrat de Munster. Seulement cette « bonne volonté », selon les mots de Pierre Dischinger, a été stoppée par une visite de l’inspection du travail : « À raison, sûrement, ils ont arrêté le chantier dans l’heure. »
Et depuis ? Plus rien. Le maire de Munster pense que l’entrepreneur, qui travaillait sous le regard de la préfecture, a été quelque peu vexé par cette décision d’arrêt. « L’administration aurait peut-être pu le rencontrer et lui expliquer comment poursuivre dans les règles son travail… », avance-t-il avant de préciser que sa collectivité a toujours entretenu de bonnes relations avec Didier Chervin : « Nous avons toujours essayé de l’accompagner. »
Le permis de démolir obtenu à l’origine par Didier Chervin court jusqu’à la fin du mois de février. Or, sans dépollution, pas de démolition possible et donc pas de réaffectation des lieux. À Munster, les élus regrettent cet arrêt. « En se portant acquéreur du Hammer, il nous ôtait une belle épine du pied… », concède un adjoint. Maintenant, tous s’interrogent sur la capacité de l’entrepreneur de poursuivre ce travail de titan.
(Source L'Alsace)
http://alsace.france3.fr/info/haute-alsace/B%C3%BChl-:-l-usine-Continental-biscuits-occup%C3%A9e-60798863.html?onglet=videos&id-video=000093689_CAPP_BuhllusineContinentalbiscuitsoccupe_080220101234_F3
lundi 8 février 2010
Continental Biscuit : « Il nous a abandonnés »
Interview du lundi« Il nous a abandonnés »
Nous sommes présents à tour de rôle. Ceux qui sont d’équipe du matin sont là le matin, et pareil pour l’après-midi et la nuit. Quant au dimanche, quelques salariés de chaque équipe ont continué à se relayer.
Nos familles ne comprennent pas ce qu’il nous arrive mais elles comprennent qu’on soit à l’usine. On doit être là, on doit tous être solidaires.
Sans nos salaires depuis deux mois, ça commence à être difficile, surtout pour ceux qui sont seuls. Certains reçoivent des appels de leur banque. Les Restos du Cœur sont aussi passés pour distribuer un colis à ceux qui en avaient le plus besoin.
On est inquiets. Déjà, on aimerait savoir s’il va venir. Ensuite, on a besoin d’en savoir plus sur l’avenir de la boîte, sur notre avenir et sur nos salaires. Là, on n’a rien, on est bloqué. Didier Chervin, notre PDG, et sa sœur, qui gérait l’usine de Buhl, nous ont abandonnés. Si ça dure longtemps comme cela, qu’est-ce qu’on va devenir ? On a besoin de savoir.
On aimerait lui rappeler qu’on lui a fait confiance et qu’il nous a pris pour des cons. Ce qu’il a fait, c’est pas respectable : on avait les moyens de continuer, il nous a fait croire que l’activité allait se poursuivre et, du jour au lendemain, ils ont disparu, lui et sa sœur. On n’a pas de mots pour ça. Il ne s’est pas comporté comme un patron, il n’a pas assumé ses responsabilités et il nous prenait pour des moins que rien.
Encore, la fermeture serait due à la fatalité, il n’y aurait pas de marché, on comprendrait… Mais on sait que l’usine est viable : on a des fournisseurs, on reçoit encore des commandes et on est là pour produire.
Le pire, c’est qu’avec les collègues, on pense qu’il ne viendra pas. Mais, quoi qu’il arrive, nous, on y sera.
(Source L'Alsace )
Carnaval : Buhl a choisi sa reine
La Mulhousienne Marjorie Dif sera entourée de ses deux dauphines, Laura Reinlen et Laura Kieffer, pour la grande cavalcade du 30 e anniversaire qui animera les rues de Buhl le 28 février.

Proposée par l’association « Carnaval 53 Buhl », l’élection du trio royal et du couple princier, samedi soir à la salle de gymnastique de Buhl, était placée sous le signe de la beauté, du charme et de la convivialité.
Le palmarès énoncé par Serge Montagnon a fait chavirer les coeurs de joie ou de déception. Yves Coquelle et Joseph Kuentz, adjoint au maire, ont remis avec grand plaisir les écharpes respectives
Marjorie Dif, une Mulhousienne de 20 ans, blonde aux yeux bleus, est venue dans le Florival pour conquérir le public et accéder au titre de 21 e reine du carnaval de Buhl, après avoir déjà participé aux élections à Colmar et à Mulhouse. Surprise, certes, mais ô combien ravie, sa majesté, qui prépare un bac pro commerce en alternance, « aime la fête pour apporter la joie et la bonne humeur à tout le public ». La danse, la musique, le piano et les voyages complètent ses passions.
La 1ère dauphine, originaire de Merxheim, a vingt printemps. « Ma première sortie a été couronnée dans une excellente ambiance », confie Laura Reinlen, qui suit une formation en secrétariat médical. Elle aime le sport, la lecture et le cinéma.
À seize ans et demi, la 2 e dauphine, Laura Kieffer, est la plus jeune du trio buhlois. Elle vient de Lautenbach et prépare un bac économique et social au lycée Deck à Guebwiller. Pour Laura, « participer à l’élection est une bonne expérience et je conseille à toutes les jeunes filles de s’inscrire ».
Pauline Ernst, la demoiselle d’honneur, qui participera avec le trio royal à l’élection du trèfle royal à l’automne, a 18 ans. Elle est vendeuse à Guebwiller.
Pour cette élection, les mamans ont accompagné les petites et petits candidats sur scène.
Une première qui a permis au public d’élire la reine des mamans. Pour l’heureuse élue, Virginie Lopes Ferreira, de Burnhaupt-le-Haut, qui a présenté ses deux enfants, Lino et Alicia, ce fut
« la surprise dans une ambiance géniale. Je suis venue pour mes enfants ».
A Buhl, les bénévoles sont à pied d'oeuvre pour peaufiner les animations du Carnaval 2010 qui aura lieu les 27 et 28 février. Samedi, la salle de la société de gymnastique était comble pour la soirée des élections.
(Source L'Alsace & DNA )
http://omscbuhl.perso.neuf.fr/carnaval2010/index.html
dimanche 7 février 2010
Les noces d’or des époux René et Barbara Klein
Barbara Klein, fille de François Bachmann et de son épouse Anna Bichler, a vu le jour le 4 janvier 1935 à Bancevo, en ex-Yougoslavie. Elle a quitté son pays à l’âge de 9 ans et, après un périple autrichien de 5 ans, elle débarque avec sa famille dans le Florival en 1949, où elle rentre dans la vie active dans les usines Marin Astruc et Union Textile, avant d’élever leurs cinq enfants.
René Klein, fils d’Édouard Klein et d’Hélène Ritter, a vu le jour le 13 août 1938 à Waldighoffen. Après l’école primaire à Buhl et un apprentissage de trois ans au centre d’apprentissage textile à Mulhouse, il rentre à Marin Astruc, qui a fermé en 1962. Après une année et demie à Améco, à la mine, il est engagé à la Nosoco où il termine sa carrière professionnelle en 1996.
René et Barbara sont entourés d’une grande famille, puisqu’ils ont eu la joie d’élever quatre filles et un fils : Sonia, qui vit avec son compagnon à Normand à Bourogne, dans le Territoire de Belfort ; Martine, épouse d’Angelo Cautillo établi à Schweighouse ; Gabrielle, l’épouse d’Alain Guilebert vivant à Soultz ; Jean-Michel, marié à Patricia Coquillot qui vit à Langon, dans le Loir et Cher ; et Sylvie, épouse de Denis Muller du garage buhlois, résidant à Linthal. Ils ont la joie d’avoir dix petits enfants et d’être arrière-grands-parents de Lucas et Nathan.
Les époux Klein sont des figures connues à Buhl, René ayant assumé deux mandats de conseiller municipal de 1983 à 1995. Il a également été trésorier, vice-président et président de l’amicale des pêcheurs. Il est également membre de l’UNC. René et Barbara coulent une paisible retraite, partagée entre la famille, les promenades et les vacances.
samedi 6 février 2010
Continental Biscuits : La méfiance des salariés

Au cours de ces dernières quarante-huit heures, ils ont reçu de la visite, à l'image de l'adjoint au maire de Buhl, Yves Coquelle, de personnes amenant de la nourriture, ou encore, de l'ancien comptable de Baste SA. Ce dernier a accepté de raconter la mort du siège social : « Jeudi de la semaine dernière, en fin de matinée, une camionnette EDF a pénétré dans la cour de l'entreprise et les agents nous ont annoncé qu'ils venaient couper l'électricité en raison de factures impayées. Madame Chervin mère a essayé de dialoguer mais rien n'y a fait et le courant a été coupé. Le lendemain, lorsqu'on s'est présentés au travail, on nous a dit que tout était fini... »
Les salariés prêts à se rendre au domicile de leur patron
Aujourd'hui, pour les salariés de Continental Biscuits, un point de non-retour a été atteint. S'ils n'attendent pas grand chose de la réunion de lundi, ils n'ont pour autant pas jeté les armes : « Si M. Chervin ne vient pas à la table ronde, nous iront chez lui ! On veut des explications. Nous avons l'adresse de son domicile à Luttenbach, on n'hésitera pas. » Le pire dans l'histoire, c'est ce qu'ont découvert les salariés de garde, hier matin : « Des fax sont encore arrivés. Ce sont des commandes. »
Le patron dénonce un « blocage bancaire
Didier Chervin, le patron de Continental Biscuits, dont les 35 ouvriers bloquent l'usine de Buhl depuis mercredi soutient qu'il a les fonds pour payer les salaires, mais qu'il se heurte à « un blocage bancaire incompréhensible ».
Prétendument injoignable depuis plusieurs jours, le dirigeant de Continental Biscuits, Didier Chervin, s'efforce de trouver « une solution rapide » afin que les salaires et la protection sociale soient préservés dans les plus brefs délais. « L'argent pour les salariés est disponible, avance l'industriel, mais une grande banque régionale a décidé de ne pas respecter ses engagements. »
L'industriel, qui projetait de démarrer rapidement l'unité de production de Cernay étant donné que l'usine de Buhl est saturée, raconte qu'il a toujours cru « dans une économie de groupe avec un intérêt général pour continuer de bâtir.
Didier Chervin sera présent à une table ronde avec les élus le 8 février à la sous-préfecture de Guebwiller. L'affaire, certainement plus complexe qu'il n'y paraît, n'en est sûrement qu'à ses balbutiements.
Il y a quelques mois, les Biscuits Revolt
Manque de matières premières, arrêt de la production, et des salaires non versés, sans parler d'un patron aux abonnés absents, le schéma semble identique en de nombreux points. Un élu de la petite commune du Morbihan, qui souhaite rester anonyme, se souvient de ce douloureux épisode : « Cela a été étonnant. Je me souviens notamment qu'il y a eu un règlement judiciaire, faisant suite à l'appel d'un fournisseur de beurre. vendredi 5 février 2010
Continental Biscuits : « Un comportement scandaleux »

Après l’annonce de l’arrêt de l’activité chez Continental Biscuits, les réactions se multiplient. Les salariés, eux, sont décidés à poursuivre leur occupation des lieux.
Daniel Weber, conseiller général du canton de Guebwiller, est remonté : « Dans cette affaire, le comportement de M. Chervin me semble scandaleux ! » L’élu ne comprend pas cette politique du silence. « En même temps, ce n’est pas si étonnant : il semblerait que ses entreprises ferment les unes après les autres. Il aurait également monté une société de transport à Bratislava », ajoute-t-il . Et Daniel Weber de pointer également d’autres investissements passés de Didier Chervin : « A-t-il touché des subventions pour dépolluer le site du Hammer à Munster ? » Une question qu’il entend bien poser à l’intéressé lundi, lors de la table ronde organisée par le député-maire de Cernay, Michel Sordi, en partenariat avec le sous-préfet de Guebwiller.
De son côté, Fernand Doll, maire de Buhl, assure n’avoir jamais eu aucun contact avec Didier Chervin : « Nous cherchons à le contacter depuis 2003 pour avoir 4 mètres de son terrain pour la piste cyclable entre le collège et le RD 430. Nous l’avons encore relancé en décembre 2009 par écrit. Mais pour cela, il ne nous a jamais répondu. » Cette situation ne l’empêche pas d’être affecté par ce que connaissent aujourd’hui les salariés. « Peut-être auraient-ils dû agir plus tôt… Mais c’est vrai qu’ils voulaient sauver leur boulot. Il semblerait que leur employeur les a endormis. Nous, en tant qu’élus, nous sommes démunis. »
« La situation n’est pas neuve »
Pour Marc Jung, président de la Communauté de communes de la région de Guebwiller, « cette histoire, c’est un peu la chronique d’un événement annoncé. La situation n’est pas neuve : il y avait déjà eu des factures de gaz non réglées et une première coupure ». Lui aussi compte sur la réunion de lundi pour obtenir quelques éclaircissements : « Aujourd’hui, il faudrait qu’on connaisse la position du principal intéressé.
Ces derniers sont toujours mobilisés en attendant la rencontre de lundi après-midi à la sous-préfecture. Pour l’heure, ils se sont organisés pour assurer des permanences nuit et jour, ainsi que ce week-end. « Nous sommes vraiment remontés. Pour nous, il y a eu une mauvaise gestion et un vrai manque de communication », affirme Martine Nuzzo, secrétaire du CE et déléguée syndicale CFTC.
Les écoliers et l'anniversaire de la Libération

Le 5 février 1945, vers 17 h, les maquisards pyrénéens du Corps Franc Pommiès atteignaient les premières maisons de Linthal et de Sengern. Il flottait alors dans l'atmosphère un doux parfum de liberté qui, peu à peu, est devenu une émouvante réalité.
Au fil des ans, les villageois du Haut Florival ont fini par cicatriser les blessures d'une guerre ô combien meurtrière, mais ils n'oublient ni la date anniversaire de la libération, ni les héros qui en ont été les acteurs.
« Ne jamais oublier ! ». Même si, 65 ans plus tard, les rangs des vétérans se sont passablement clairsemés, certains sont toujours présents pour entretenir la flamme du souvenir et témoigner auprès des jeunes qui auront à construire le monde de justice et de liberté de demain. C'est le cas notamment à Buhl ( école Koechlin) , dans la classe de Hubert Martin, où une délégation d'anciens - MM Lettermann de la Fondation Maginot, de Turkheim de « Rhin et Danube » - s'apprêtent à être accueillis, demain, vendredi, jour précisément du 65e anniversaire de la libération. Cette rencontre, temps fort d'échanges, sera aussi ponctuée par la visite d'une exposition montée par la classe.
Retour sur la voie qui mène à la liberté
En cette journée du 5 février, les maquisards traversent les crêtes par deux mètres de neige et en terrain miné, avant d'être accueillis dans l'allégresse par la population du Haut-Florival. C'est à Linthal que le futur général Pommiès établira son PC et qu'il rédigera son ordre du jour historique qui figure en bonne place au Musée du Corps Franc à Castelnau Magnoac : « ... nous avons lutté, souffert pour la liberté La cause était juste, ...nous l'avons faite triompher..., souvenons-nous avec fierté de notre oeuvre de Soldats ».
Les libérateurs eux aussi témoignent : « nous étions heureux de savoir Linthal libéré et d'y avoir participé » ( Marcel Esteban ). « Je suis revenu deux fois à Linthal. Au village, certains habitants se rappellent encore de « Bouboule ». ( André Ramière ). « Le devoir de mémoire pour vous, enfants, ce n'est pas seulement l'hommage rendu à vos libérateurs, c'est aussi de partager le chagrin des familles dont les enfants ont été enrôlés de force sous l'uniforme ennemi, abandonnés dans les camps soviétiques. Leurs souffrances, leur désespoir, leur sacrifice, sont teintés du même héroïsme que vos libérateurs.
C'est vous, enfants, qui demain donnerez à la patrie l'image d'une province à jamais réconciliée et unie » ( Henri Quereilhac ).
65 ans après leur expédition harassante mais victorieuse, de nombreux vétérans du CFP restent en contact régulier avec les populations libérées et leurs descendants, à travers la Société d'Histoire et des projets scolaires : le général Marcel Ceroni, 97 ans, dernier survivant de l'Etat Major, le président délégué André Roland Villeneuve, le secrétaire général André Moncassin, l'aumônier national Michel Gaudens, ainsi que tous ces vaillants combattants de l'ombre, que l'occupant appelait « terroristes », et qui aujourd'hui encore nous livrent leurs émouvants souvenirs.
( Source DNA)
Tennis Club : Entraînement hivernal

Tant attendue, la salle de sports du collège a permis aux compétiteurs de suivre, dimanche matin, un premier entraînement.
Samedi après midi, le président du Tennis Club de Buhl, Aldo Pedetti, a accueilli, au caveau du Soleil d’Or à Buhl, une dizaine de membres du club pour l’assemblée générale. Il a remercié pour sa présence l’adjoint Yves Coquelle, président de l’OMSC (Office municipal des sports et de la culture).
Le président a été particulièrement heureux d’annoncer que la salle de sports du collège est enfin opérationnelle : « L’attribution d’un créneau de deux heures, le dimanche matin, permet aux compétiteurs de s’entraîner en hiver. J’espère que cela sera bénéfique pour le championnat où nous avons engagé deux équipes ». Emballé, Aldo Pedetti poursuit : « C’est un superbe lieu, bien éclairé avec une installation optimale et, cerise sur le gâteau, le chauffage ».
Yves Coquelle, qui a également découvert les lieux, partage cet avis : « C’est un bel outil mis à la disposition des associations florivaliennes. Elles peuvent y exercer leur sport favori dans les meilleures conditions ».
Si le fait de participer aux compétitions reste pour les Buhlois avant tout une activité de loisirs, le président espère néanmoins que l’une des équipes puisse accéder à la division supérieure, mais encore faut-il connaître la composition des poules.
À noter également que le club buhlois, parmi les plus petit au niveau effectif, était représenté aux assemblées de la ligue grâce à Maryse Gavroy.
( Source L'Alsace )
Continental Biscuits : Les « Conti » occupent l’usine de Buhl

Jusqu’à présent, il y avait les « Conti » de l’Oise, les 1120 salariés du fabricant de pneumatiques Continental licenciés l’an dernier à la suite de la fermeture du site de Clairoix. Désormais, on retiendra aussi le désappointement des « Conti » de Buhl, les 35 salariés de l’usine Continental Biscuits qui fabrique — ou plutôt fabriquait, puisque la production est à l’arrêt — des gâteaux fourrés ronds pour la grande distribution.
Les signes avant-coureurs se sont fait sentir en janvier 2009, bien que des premiers retards de salaires aient eu lieu en octobre 2008. « Il manquait toujours des ingrédients, les silos étaient à moitié vides et au fur et à mesure, nous avons baissé la production. Nous sommes passés de 2400 cartons par jour et par équipe à 1400 cartons », raconte un des « Conti ».
Les derniers paquets de biscuits sont sortis des lignes de production le 24 novembre à 18 h. Il n’y avait plus de farine. Depuis, plus rien. Début décembre, Caléo, le fournisseur d’énergie, a coupé le gaz en raison d’une créance qui s’élèverait à 170 000 €, mais le chiffre n’a pas été confirmé par la direction de Caléo. Un épisode qui s’était déjà produit l’an dernier.
mercredi 3 février 2010
Quel avenir pour Continental Biscuits ?

Pour lui, cependant, à ce moment-là, il n'y avait « pas de soucis ». « Nous sommes en cours de négociations, et cela va se régler rapidement » ajoutait-il, expliquant que la situation de Continental Biscuits est « représentative de la situation d'une majeure partie des entreprises françaises depuis le début de la crise ». A ce moment-là, les « commandes étaient là » poursuivait-il, tout en admettant « que l'entreprise et le secteur alimentaire auraient aussi besoin d'une aide de l'Etat ». « Nous sommes en respiration artificielle » terminait Didier Chervin, que nous n'avons malheureusement pas pu joindre hier.
Les Prud'hommes, un premier recours
Vers une table ronde, pour jouer cartes sur table
Occupation annoncée
Course d'orientation : Le club florivalien maintien le bon cap

Les coureurs d’orientation à pied et VTT du Florival ont tenu, récemment à Buhl, leur assemblée générale, en présence d’Yves Coquelle, l’adjoint président de l’OMSC.
La grande famille des coureurs d’orientation à pied et à VTT s’est retrouvée, récemment, au Cercle à Buhl, autour de son président, François Hueber, à l’occasion de leur assemblée générale.
« Voilà 20 ans que le COBF existe et est présent sur les courses de France, d’Alsace, d’Europe. Le club s’est beaucoup structuré, aujourd’hui nous sommes le premier club Alsacien au championnat de France des clubs, au critérium National des équipes au nombre de podiums au Championnat de France. Sans un minimum d’organisation et sans la compétence, la disponibilité et la volonté de l’ensemble du comité cela ne serait pas possible. L’évolution sportive rime souvent avec évolution des contraintes administratives et cela se vérifie depuis quelques années. Heureusement, la satisfaction des résultats motive pour continuer dans le même sens et progresser davantage », a commenté le président confiant en l’avenir.
Il a souligné l’intérêt d’être néanmoins plus nombreux à être formé au traçage et à la gestion des résultats, à la suite des demi-finales des championnats de France, qui, au mois de mai dernier, avaient rassemblé, dans le Florival, 850 compétiteurs. Le président a conclu en remerciant tous ceux qui travaillent tout au long de l’année, de manière presque quotidienne, au fonctionnement du club.
Une saison chargée
Pour 2010, les rendez-vous sont déjà fixés avec notamment l’organisation des régionales, en mars à Buhl, les championnats d’Alsace de sprint au Gros Chêne, deux jours de course orientation VTT à Bergholtz-Zell. Sont également programmées la mise à jour et la réalisation de cartes pour les écoles ainsi que des formations fédérales d’animateurs, de traceurs et d’arbitres.
Côté sportif, de nombreux titres nationaux et régionaux, en individuel et par équipes sont tombés dans l’escarcelle du club en 2009, avec également des sélections en équipe de France. Les lauréats seront récompensés lors des trophées des champions organisés fin février par l’OMSC, l’Office municipal des sports et de la culture.
François Hueber a également remercié de leur présence l’adjoint et président de l’OMSC, Yves Coquelle, ainsi que le président de la ligue, Jean-Luc Pierson.
Les lauréats
Le président a ensuite dévoilé le palmarès des compétiteurs, un classement par points en fonction des podiums obtenus courant 2009 par les compétiteurs. La palme est revenue à Émilie Korchak, avec 290 points. Elle devance Florence Hanauer (280) et Ariane Sutter (270). À noter que 30 coureurs ont été classés, ce qui dénote la bonne santé du COBF.
Yves Coquelle n’a pas manqué de le souligner, impressionné par cette association sportive qui cumule les titres dans tout l’Hexagone. Aussi a-t-il remis, pour la première fois, son propre challenge à la lauréate, Émilie Korchak. Il a également présenté ses vœux au président François Hueber pour son 50 e anniversaire.
mardi 2 février 2010
Tir à l’arc : Didier Mathiot, champion du Haut-Rhin
Les archers de la MJC de Buhl, du club des archers du Florival ont, récemment, participé aux championnats du Haut-Rhin seniors et vétérans à Sainte-Croix-en-Plaine. Ils s’y sont comportés de manière fort remarquable. La meilleure performance est à mettre à l’actif du responsable de la section, Didier Mathiot, qui a remporté, pour la 3 e année consécutive, le titre de champion du Haut-Rhin dans la catégorie des arcs nus (aucune aide de la visée). « En réalisant la meilleure performance du jour, avec 509 points sur 600, je conserve mon titre départemental. Dans la catégorie des arcs classiques, deux millimètres m’ont éliminé en quart de finale, après une égalité parfaite, puis deux flèches de barrages avec mon adversaire mulhousien », confie le champion du Haut-Rhin, qui s’est néanmoins adjugé une belle 5 e place.
Dans la même catégorie des arcs classiques, son coéquipier buhlois, Éric Bohn, s’est classé 6 e Ce dernier confirme ainsi sa forme du moment après sa victoire au concours de Brunstatt. Lors des championnats départementaux, on relève également la 5 e place du Buhlois Marc Vongehr dans la catégorie des vétérans hommes de l’arc classique.
Dimanche, Didier Mathiot se rend aux championnats d’Alsace à Dettwiller et, malgré une forte concurrence des clubs bas-rhinois, très spécialisés en arc nu, il espère faire un podium
( Source L'Alsace ,Photo Bernard Erhard )
lundi 1 février 2010
Tir à l’arc : Les archers visent les cibles à l’abri
Annoncée comme opérationnelle lors des vœux de Nouvel An à Buhl, la salle de gymnastique du collège accueille, depuis deux semaines, des sections sportives du secteur. Foot, hand, basket, badminton, gymnastique rythmique, tennis sont pratiqués en soirée et durant le week-end dans une superbe salle de 44 m de long sur 24 m de large.
PARTICIPERLes personnes intéressées par le tir à l’arc ont la possibilité de suivre l’entraînement au collège de Buhl les mercredis, de 18 h à 22 h, ou de téléphoner au 03.89.74.80.50.
dimanche 31 janvier 2010
NSC et la Roue de l'énergie

Transmettre « C’est pas tout le monde qui aurait osé faire ça ! »

Depuis le début de l’année, de nombreux élèves travaillent sur la Libération en général, et sur celle de leur commune en particulier. Nombres d’entre eux ont réalisé des panneaux historiques, qui seront présentés aux parents. D’autres rencontrent des anciens combattants et découvrent des expositions.
L’école de Buhl — en particulier la classe de CM2 — s’inscrit dans ce travail. « Nous avons mis l’éducation à la citoyenneté au cœur du projet d’école », explique Hubert Martin, enseignant. « Nous allons faire le plus gros de ce travail autour de l’histoire de la Libération. »
L’école n’en est pas à son coup d’essai puisque ce travail a débuté il y a cinq ans lors du 60 e anniversaire de la Libération du Haut Florival. Des panneaux historiques avaient déjà été réalisés, de même que des travaux sur les thèmes portés par les libérateurs : la paix, la liberté, la justice…
À Buhl, l’enseignant a décliné ce nouveau travail en histoire, bien sûr, mais aussi en français et en géographie. En effet, il a eu l’idée de mettre sur pied une correspondance entre ses élèves, arrière-petits-enfants de libérés, et ceux d’une classe de Castelnau-Magnoac, arrière-petits-enfants de libérateurs. Car c’est dans cette commune des Hautes-Pyrénées que se trouve le musée du Corps Franc Pommiès (CFP). Un échange scolaire, en mai et en juin, parachèvera cette correspondance et ce travail autour de la Libération.
Des hommes courageux
« Nous allons partir en train, voir nos correspondants », raconte Laura, 10 ans, déjà pressée de partir. « Pour le moment, on a juste échangé des lettres », précise Nicolas. « On a parlé de nos parents, de ce qu’on fait en classe, de nos loisirs… » Et Sarah d’ajouter : « On a aussi envoyé un poème sur la paix. » Pas de doute, les enfants se projettent plus facilement dans ce projet qu’ils ne se plongent dans un passé lointain et douloureux. « C’est un peu loin, cette histoire », glisse Magali.
Ils savent néanmoins pourquoi ils correspondent avec une classe de cette commune : « Mon correspondant pourrait être l’arrière-petit-fils des libérateurs », explique Lucas, 10 ans lui aussi. « Au départ, il n’y avait pas la guerre chez eux mais des gens sont partis de ce village pour nous aider à repousser les Allemands. Avant, on ne savait pas tout ça ; on apprend. » Sullivan, 11 ans, estime que ces hommes étaient « courageux » : « C’est pas tout le monde qui aurait osé faire ça ! », ajoute Charlotte. Ce qui les a impressionnés, ce sont surtout les conditions difficiles dans lesquelles vivaient ces hommes : le froid, la neige, l’absence de toit parfois pour dormir, le rationnement alimentaire…
Ils savent aussi que la guerre n’est pas une sinécure : ils ont vu une exposition sur les camps d’internement et sur les camps de concentration à la cave dîmière à Guebwiller ; ils se rendront également au Mémorial d’Alsace-Moselle à Schirmeck. En début de semaine, ils ont su qu’on commémorait la libération du camp d’Auschwitz. Ils ont lu également le témoignage d’André Ramière (lire page ci-contre) qui leur a appris que les Allemands piégeaient les cadavres. Autant de témoignages qui les ont interrogés. « Ça fait vraiment peur ! » lâche Carlo.
L’histoire peut-elle se répéter ? Là, les avis divergent. « Non, ça ne peut pas revenir car, maintenant, les pays sont unis ensemble. C’est l’Europe », soutiennent Nicolas et Quentin. Magali et Marion doutent davantage : « On ne sait jamais… »
Finalement, cette histoire qu’ils jugeaient « lointaine » s’inscrit peu à peu dans leurs esprits. Ils ont du mal à tout comprendre, ce qui est bien normal à 10 ou 11 ans. Quelques-uns en ont parlé en famille et ils ont découvert des prouesses qu’ils ne soupçonnaient pas : « J’ai appris que mon arrière-grand-père sabotait des trains en Lorraine », certifie Charlotte. Quant à Nathan, son grand-oncle, qui habite toujours à Buhl, s’est évadé trois fois, dont une du camp de Schirmeck. Comme quoi, la transmission fonctionne.
vendredi 29 janvier 2010
Les abeilles en deux tomes
Apiculteur amateur et formateur au sein du syndicat des apiculteurs de Rouffach et environs, le Buhlois François Burghard vient de sortir un ouvrage à destination de tout apiculteur amateur ou confirmé. Le livre, intitulé Formation apicole - Notions de base, en deux tomes, se présente comme un documentaire autant théorique que pédagogique.La structure du livre est originale : des onglets viennent émailler les pages à la manière d'un répertoire.
La mise en page est assez spécifique à l'ouvrage, avec des mots-clés, des tableaux synoptiques, des références croisées et des commentaires succincts. De quoi répondre aux attentes d'apiculteurs débutants, confirmés, ou d'apiculteurs-formateurs. L'ouvrage regroupe les notions de base que devrait avoir tout apiculteur débutant et les problèmes auxquels ceux-ci sont confrontés avec leurs ruches. « C'est ce que j'aurais aimé avoir pour débuter, en 1993, explique l'auteur.
Le plus exhaustif possible
L'ouvrage se décline en 246 pages. Tout y est passé en revue, depuis la physiologie de l'abeille à son environnement, aux produits de la ruche en passant par les travaux apicoles spécifiques à chaque saison (conditionnement du miel, protections des ruches, nourrissement de stimulation, besoins en eau...), l'essaimage, élevage des reines, informations sur la réglementation, les obligations administratives (de déclaration, d'identification, sur la certification, commercialisation....).
Les apiculteurs apprendront par exemple à reconnaître les symptômes, à établir un diagnostic sur les colonies, à adapter les traitements (prophylactiques...) en fonction des différentes situations.
Les adeptes des médecines douces trouveront aussi un chapitre complet consacré aux actions du miel : « On lui prête des vertus antiseptiques et antibiotiques, il aurait une influence en tant que cosmétique et produit dermatologique ; l'apithérapie est devenu un soin chez certaines personnes », souligne François Burghard.
Chaque chapitre se veut le plus exhaustif possible. En bon professeur qu'il a été, François Burghard a travaillé de manière très structurée : le débutant aura une vue d'ensemble, l'apiculteur confirmé pourra enrichir ses connaissances, et le formateur pourra trouver là un canevas qui servira de base pour l'élaboration d'exposés, de fiches techniques, de vidéos... « J'espère que chaque utilisateur pourra satisfaire sa curiosité de découvertes pour que vivent les abeilles et l'apiculture », conclut l'auteur, médaillé à plusieurs reprises des concours des miels d'Alsace.
A mettre entre toutes les mains !
mardi 26 janvier 2010
Le collège à l'heure franco - allemande

Premier rendez- vous pour les élèves et les enseignants, un quiz lancé au niveau de l'établissement, portant sur de nombreux domaines de compéténces, de la politique au sport en passant par la littérature et l'histoire.
Autre grand moment de cette immersion franco - allemande, la participation au quiz proposé par le rectorat, qui s'est déroulé dans la salle informatique du collège, auquel participèrent deux classes de 4e, sous les yeux, aussi, du principal du collège, Frédéric Brugger, qui verrait d'un bon oeil, pour aller plus loin dans cette démarche, le développement d'un partenariat avec un établissement allemand.
mardi 19 janvier 2010
Téléthon : Une progression inespérée

Contrairement à la tendance nationale, l’équipe d’organisation du Téléthon du Florival s’est à nouveau surpassée avec 4623 € de dons.
L’équipe d’organisation du Téléthon du Florival s’est retrouvée, vendredi soir, au Cercle de Buhl, pour dresser le bilan des dernières campagnes. « Nous allons vous présenter le fruit d’une mobilisation à toute épreuve réussie tous ensemble, participants, sponsors, collectivités donateurs, animateurs, bénévoles, personnes de service. Pour nous c’est le signe que nous sommes dans le vrai lorsque nous proposons de dépasser l’égoïsme ambiant pour se mettre au service des malades et de la recherche médicale ».
Cette introduction de Maurice Emmenecker lui a ensuite permis de mesurer l’importance de l’ensemble de la recette « Je voudrais vous rappeler le montant de 2008 : 4500 €, donc on pouvait estimer qu’en ramassant 4000€, ce serait satisfaisant.
Mais nous avons fait mieux, puisque nous avons récolté 4623 € ». Cette somme se répartit de la façon suivante : 1342 € de dons directs et 3281 € collectés lors de la manifestation.
L’on retiendra pour cette 13 e édition la participation massive des écoles primaires du secteur florivalien, le boom fantastique du cyclo-cross, ouvert à tous, avec 120 compétiteurs contre 70 l’année précédente, le record de participants battu à la corrida et la participation du Nording Walking de Guebwiller qui a proposé une marche nordique dans le secteur du Hugstein.
Maurice Emmenecker conclut ainsi : « Nous qui pouvons marcher, courir, sauter, nous ne pouvons pas rester insensibles et devons continuer à nous mobiliser. Aussi, à tous, nous osons dire un simple mot : merci et rendez-vous le 12 décembre ».
(Source L'Alsace)
samedi 16 janvier 2010
Collège de Buhl : Une pétition pour des transports sécurisés

La pétition des parents d’élèves du collège de Buhl, en faveur de transports sécurisés, n’a pas trouvé preneur, hier. Les manifestants ont trouvé porte close devant la permanence du conseiller général Daniel Weber.
Véronique Berkani, vous êtes la mère d’un élève de 6e au collège de Buhl et membre du collectif citoyen. Que faites-vous devant la permanence du conseiller général ?
Nous avions donné rendez-vous à Daniel Weber pour lui remettre une pétition signée par 332 parents d’élèves en octobre dernier. Nous demandons la mise en place de transports en commun scolarisés pour les enfants de Guebwiller qui se rendent au collège de Buhl. Plus généralement, nous demandons une meilleure accessibilité au collège.
Quels problèmes d’accessibilité rencontrent les élèves du collège ?
Il n’y a pas de trottoir en continuité, pas de piste cyclable. Tout est fait pour la voiture. À l’heure du développement durable, c’est aberrant.
En plus, il n’y a pas de transports en commun pour ceux qui viennent de la caserne des pompiers, à Guebwiller.
Que proposez-vous ?
Nous voulons que les différentes collectivités qui se sont renvoyées la balle jusqu’à présent dans ce dossier, dialoguent avec les parents d’élèves, les professeurs, les associations pour créer un parcours entièrement sécurisé depuis Guebwiller jusqu’au collège.
Nous proposons par exemple de créer un pédibus : il s’agit d’un bus mais à pieds, avec des arrêts, où les enfants sont pris en charge par des accompagnateurs pour avancer groupés. Et pour les cyclistes, nous proposons de créer une piste sécurisée en site propre.
Pourquoi avoir remis la pétition si tard ?
Les deux mairies concernées ainsi que la communauté de communes nous ont renvoyés vers le conseil général, qui est responsable du transport scolaire.
Depuis le mois d’octobre, on a des échanges de courrier avec monsieur Weber qui ne nous a d’abord pas répondu.
Il nous a ensuite promis un rendez-vous en décembre mais malgré les coups de fil passés à sa permanence à Colmar, ça n’a jamais abouti. Donc on lui a donné rendez-vous aujourd’hui à Guebwiller, devant sa permanence, qui devait, selon ses dires à l’époque, lui permettre d’être plus proche de la population de Guebwiller.
Vous dites que Daniel Weber ne veut pas vous voir ?
Il nous a tout de même écrit, il y a deux jours, pour nous proposer un rendez-vous à Colmar le 22 janvier, à une heure impossible à respecter pour des parents d’élèves qui travaillent.
Nous estimons pourtant que ce problème le concerne, à la fois en tant que conseiller général mais aussi en tant qu’ancien maire de Guebwiller. C’est lui qui était aux commandes quand la décision de construire le collège a été prise. Des décisions auraient dû être prises à ce moment-là et c’était à lui de les prendre. Nous dénonçons donc une dramatique absence d’anticipation.
(Source L'Alsace)
Pause musicale de l'Epiphanie

De son côté, le président Yves Coquelle en a profité pour formuler au nom du comité, les voeux de santé, de saine émulation et le plaisir du « travailler ensemble », à tous les musiciens qui n'ont pas hésité de braver des conditions météorologiques difficiles pour assister à cette séance de répétition quelque peu différente des autres.
Dans une ambiance bon enfant mais constructive, toutes les préoccupations des uns et des autres ont pu être évoquées. Pour clôturer cette atmosphère conviviale, les musiciens ont dégusté les traditionnelles galettes du roi et quatre d'entre eux ont été élevés au rang de reine et de roi. Bonne continuation au quatre dignitaires et bon travail musical à toute l'harmonie pour cette année 2010.
dimanche 10 janvier 2010
Qui veut devenir reine à Buhl ?
L’association « Carnaval 53 Buhl » organisera dans le cadre des festivités du carnaval buhlois la 21e élection du trio royal et celle du couple princier le samedi 6 février, à partir de 20 h 30, à la salle de gymnastique.
Les candidat(e)s sont invités à contacter Serge Montagnon, tél. 03.89.76.57.55 ou 06.85.88.15.44 après 18 h ou par mail : serge.montagnon68@orange.fr. L’âge minimum requis pour la reine est de 16 ans, celui de la princesse et du prince de 4 ans.
Les heureux élus participeront à la cavalcade des enfants qui se déroulera l’après-midi du samedi 27 février ainsi qu’à la parade du dimanche 28 février sous l’égide de l’office municipal des sports et de la culture.
Rappelons que le trio royal ainsi que la quatrième élue participeront cet automne à l’élection du Trèfle royal qui regroupe les carnavals de Buhl ainsi que ceux d’Ensisheim et de Soultz.
(Source L'Alsace)
De nouveaux défis à gérer pour l’année à venir

Pour les vœux de Nouvel An, Fernand Doll, le maire de Buhl, entouré de ses adjoints, s’est adressé d’entrée aux nombreux invités présents, vendredi soir, au Cercle. Il a salué particulièrement le conseiller général Daniel Weber, le président de la CCRG Marc Jung, Frédéric Brugger, le principal du collège, sans oublier les nombreux élus de la vallée, les forces vives de la commune et les nouveaux habitants.
Tout en haut de l'affiche figure évidemment l'ouverture, en septembre, du collège, un établissement attendu depuis une trentaine d'années et pour lequel le conseil général a investi 16 M€.
Ont également retenu l'attention des réalisateurs de cette projection l'incendie d'origine criminelle du club-house du FC Buhl, l'ensemble des missions des services techniques, l'effort public de fleurissement, le marché aux fleurs, le premier Forum des associations, les activités du Pôle jeunesse, la cavalcade de carnaval, le Téléthon et sa corrida, le marché de Noël, l'ouverture de trois nouvelles enseignes commerciales...
2010 enregistre déjà une concrétisation : « un équipement attendu depuis de nombreuses années, le gymnase, construction réalisée par la CCGR, est opérationnel depuis le début de l’année ».
Création de pistes cyclables
L’année à venir va suggérer de nouveaux défis avec un important programme de mise en conformité des bâtiments publics et d’accessibilité pour les handicapés et la poursuite des travaux de voirie.
« Ces opérations ont un coût et nécessitent un budget rigoureux, d’autant plus que la gestion des services du périscolaire et du contrat éducatif local doit faire face au désengagement de l’État en la matière », souligne le maire.
Adepte de la mutualisation des moyens
A l'issue de cette rétrospective, Fernand Doll a rappelé le rôle prépondérant de la CCRG, soulignant qu'il est pour sa part « adepte de la mutualisation des moyens et des services. La nouvelle année va ainsi voir la mise en place de nombreuses actions (de la CCRG) en faveur de nos concitoyens » ; le maire a également annoncé l'acquisition, grâce au SDIS, d'un nouveau véhicule de secours et l'installation prochaine de deux défibrillateurs, la poursuite des travaux sur la voirie communale et le lancement d'une étude concernant l'accessibilité des bâtiments publics aux handicapés. Fernand Doll a enfin regretté le désengagement progressif de l'état dans le financement du périscolaire et du contrat éducatif local.
Avant de présenter ses vœux, le maire a annoncé que la cité compte au dernier recensement 3284 habitants.
Trophée de la reconnaissance
À l’aube de cette nouvelle année, l’office municipal des sports et de la culture a innové puisque son comité d’administration a décidé de mettre à l’honneur des locaux : résidants ou originaires de la cité qui, au cours de l’année écoulée, se sont particulièrement mis en évidence, tous domaines confondus.
Pour cette première édition, le maire et le président de l’OMSC, Yves Coquelle Adjoint au maire, a remis, au nom de l'OMSC (Office municipal des sports et de la culture) qu'il préside, le Trophée de la reconnaissance à Pascal Hainigue. Ancien apprenti à la pâtisserie locale Stein, il a rejoint, après une année passée à l'Auberge de l'Ill, une maison colmarienne ; en octobre dernier, ce jeune professionnel âgé de 19 ans a obtenu le titre de meilleur jeune pâtissier d'Alsace.
mercredi 6 janvier 2010
Les pensionnaires commencent l’année en musique

Dimanche matin, les résidents de la maison de retraite Les Érables à Guebwiller ont eu le plaisir d’accueillir et d’ovationner les musiciens buhlois de l’ensemble Gruass U’sm Bluamathal.
Ces derniers, dans un répertoire adapté sous la direction d’Yves Coquelle, ont offert l’apéritif concert aux pensionnaires.
Les résidents n’avaient pas oublié les airs de leur jeunesse, aussi ont-ils accompagné les musiciens, Yves Coquelle leur donnant la mesure.
Le répertoire s’est achevé sur quelques airs de Noël, entonnés en commun avec le personnel, les résidents et les musiciens. Cette première animation de la nouvelle année a été mise sur pied par le comité de l’association Les amis des Érables et son président, Claude Arnold, qui souhaitent une bonne et heureuse année 2010 à tous les résidants des Erables.
"Que cette année nouvelle leurs apporte quiétude et santé et qu'ils soient entourés de tous ceux qui leurs sont chers."
Claude Arnold a aussi remercié la direction de l'hôpital de Guebwiller et tout le personnel des Erables de la contribution constante et quotidienne pour rendre la vie de nos aînés la plus agréable et la plus confortable possible
( Source L'Alsace )
Se retrouver et faire le plein d’activités

Le relais assistantes maternelles intercommunal Les petits Poucets a organisé, en faveur des assistantes maternelles agréées de la communauté de communes de la région de Guebwiller, et des enfants qu’elles accueillent, la fête des princes et des princesses. Cette réunion festive, organisée sous la houlette des deux responsables, Marie-Claire Schaffhauser et Véronique Syren, s’est tenue hier au Cercle à Buhl et réunissait plus d’une cinquantaine d’assistantes et de petits. « Le relais permet de sortir de la maison et propose différentes activités. Nous ne sommes plus isolées, les deux réunions festives annuelles, ici en début d’année et au mois de juin lors du pique-nique organisé à la zone de loisirs permet le contact entre les différentes assistantes. J’ai un regret cependant car toutes n’y participent pas : dommage ! » confie Céline, assistante mais aussi maman. Pour ce premier rendez-vous annuel, les enfants ont confectionné des couronnes, ont suivi attentivement une histoire en ombres chinoises, l’histoire de Roule Galette qui rencontre plein d’animaux et qui se méfie d’être mangé par eux.
Hélas elle ne s’est pas méfiée du renard qui n’en a fait qu’une bouchée. Après les assistantes et les enfants se sont retrouvés pour un superbe goûter, avant de se quitter en chansons.
Outre ces deux animations où toutes les gardiennes sont conviées, « le relais propose également tout au long de l’année différents ateliers : moteurs pour l’éveil de l’enfant avec des parcours agrémentés de volumes, cerceaux, coussins, tunnels, toiles ; ateliers manuels et de jeux avec la pâte à modeler, la peinture pour se familiariser avec les couleurs et les formes. Enfin, Semences d’artistes d’Anne Dotter est un atelier où un groupe d’enfants accompagnés d’assistantes découvre les arts plastiques en travaillant la terre et l’eau » rappelaient les responsables.
( Source L'Alsace )







